Un jour de retard, c’est un milliard d’euros en moins

Dirigeant de PME, trésorier, directeur financier… Vous avez sans doute de nombreuses factures dans la nature, envoyées à vos clients mais pas encore payées.

Une situation normale, sauf lorsque vos factures dépassent la date d’échéance : elles deviennent alors “en souffrance”.

C’est pourtant votre argent, votre chiffre d’affaires… mais il reste dans la poche de votre client au-delà de la date prévue.

Et dans le rapport entre clients et fournisseurs, c’est malheureusement le plus petit qui subit…

Que dit la loi ?

Depuis 2009, les délais de paiement ne peuvent pas dépasser 60 jours à compter de la date de facture ou 45 jours après la fin du mois de livraison. Dans le secteur public, les délais sont de 30 jours.

En 2016, la loi Sapin 2 est venue renforcer l’arsenal punitif en passant le plafond des amendes en cas de non-respect des délais de paiement à 2 millions d’euros, contre 375 000 euros auparavant.

Les retards de paiement seraient à l’origine d’une faillite sur quatre

L’enjeu est de taille pour les PME.

Selon Pierre Pélouzet, le “Médiateur des Entreprises”, une faillite sur quatre est causée par des délais de paiement excessifs : chaque année, ce sont ainsi 15 000 faillites par an qui pourraient être évitées si les clients payaient en temps et en heure !

Par des effets en cascade, les retards de paiement se diffusent dans toute l’économie, forçant les entreprises qui ont besoin de trésorerie pour payer les salaires ou l’URSSAF à chercher la liquidité chez leurs fournisseurs les plus faibles, les mettant à leur tour sous pression…

Dans ce combat, l’effet taille joue à plein : moins à même de négocier leurs conditions, moins équipées pour réclamer ce qui leur est dû, de nombreuses TPE et PME acceptent à contrecœur de financer gratuitement leurs clients…

Une journée de retard = 1 milliard d’euros de trésorerie

On estime qu’un jour de retard, c’est un milliard d’euros qui n’est pas sur les comptes. Compte tenu de retards habituellement observés entre 10 et 15 jours, le respect des délais restituerait entre 10 à 15 milliards d’euros aux fournisseurs et prestataires !

Et selon les calculs de Jean-Noël Barrot et Julien Sauvagnat, chercheurs au MIT et au CREST, le respect des délais de paiement permettrait également la création de 100 000 emplois dans les plus petites entreprises…

De bonnes nouvelles en Europe

L’étude Altares sur les conditions de paiement, rendue publique en avril 2017 apporte des bonnes nouvelles : le retard moyen n’a jamais été aussi bas en Europe.

Au concours de la ponctualité, les Allemands et Néerlandais arrivent en tête (6,3 et 6,5 jours de retard), tandis que la France occupe une honorable troisième place (11,3 jours). Les Portugais ferment la marche avec 27 jours de retard.

Si la France a fortement amélioré son retard moyen (ce dernier n’était jamais revenu sous 13 jours depuis la crise de 2008), elle se distingue avec une spécialité : les “petits retards”, ces retards de moins de 15 jours, pratiqués par un tiers des entreprises. Un retard de paiement trop léger pour entraîner des poursuites, mais qui a le don d’irriter les trésoriers…

BTP et secteur publics, les bons élèves des délais de paiement

Les retards de paiement sont assez disparates selon le secteur économique. Vous serez bien payé si vous servez le bâtiment, secteur le plus prompt en matière de délais de paiement avec 57% des entreprises payant dans les temps. En revanche, fournisseurs du transport, ne comptez pas recevoir votre trésorerie dans les temps : 80% des entreprises payent en retard.

Contrairement aux idées reçues, le secteur public est un bon payeur. Plus la collectivité est petite, mieux elle paye : les communes affichent un retard inférieur à 8 jours, tandis qu’une région vous fera patienter en moyenne 19 jours après la date légale.

Alors, n’hésitez pas à choyer vos clients qui payent sans aucun retard : ils font partie des 47% de bons payeurs !

L’affacturage comme solution aux retards de paiement

Pour vous faire payer en temps et en heure sans avoir à négocier avec chacun de vos clients, l’affacturage peut présenter une bonne solution.

L’affacturage consiste à céder un portefeuille de créances commerciales à un tiers, nommé “factor”, contre de la liquidité versée immédiatement. C’est un moyen de regonfler rapidement la trésorerie en cas de besoin, mais également de se prémunir du risque de crédit puisque ce dernier peut être transféré au factor.

Il évite les incertitudes sur la trésorerie, la détérioration de la relation commerciale, le risque de crédit et le coût administratif de traitement des retards.

Autrefois uniquement bancaire, l’affacturage est rajeuni par la FinTech et des offres 100% web.

Pandat peut vous accompagner dans la mise en place de votre affacturage, bancaire ou non bancaire.

Auteur de l’article : Nicolas

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