3 allocations pour panacher votre contrat de capitalisation entre fonds en euros et unités de compte

Le contrat de capitalisation répond aux besoins des personnes morales ayant un volant de trésorerie stable sur plusieurs années.

Mais ce n’est qu’une enveloppe : l’important est ce qu’elle contient. Dans cet article, nous vous proposons quelques idées d’allocations à adapter selon votre profil de risque.

Unités de compte : de quoi parle-t-on ?

Comme son cousin le contrat d’assurance-vie, le contrat de capitalisation comporte deux compartiments : le fonds en euros et les unités de compte.

Il y a quelques années, il était possible d’opter pour une allocation 100% sécuritaire en investissant intégralement son contrat de capitalisation sur le fonds en euros, garanti en capital par l’assureur. Aujourd’hui, les conditions d’accès se durcissent et les assureurs imposent une part minimale d’unités de compte dans toute nouvelle souscription.

Les unités de compte désignent tous les supports d’investissement autres que le fonds en euros.

Chaque contrat propose sa propre sélection d’unités de compte. Elles peuvent être de tous types :

  • Des OPCVM investis sur tous marchés (actions, obligations, monétaire, ISR…)
  • De la pierre-papier (SCPI, OPCI, SCI…)
  • Des actions
  • Des obligations
  • Des fonds datés
  • Des produits structurés (au format EMTN, OPCVM…)
  • etc.

Les unités de compte ne sont pas garanties en capital par l’assureur. Certaines peuvent toutefois intégrer des mécanismes de protection complète ou partielle du capital.

Quelles unités de compte choisir lorsqu’un assureur impose une répartition entre fonds en euros et unités de compte ?

Voici 3 idées pour diversifier efficacement votre contrat de capitalisation.

Elles ne sont que des esquisses : à vous de les confronter aux unités de compte disponibles dans votre contrat.

1. Une allocation sécuritaire pour rester « cash equivalent »

50 % fonds en euros + 50 % OPCVM monétaire

Cette allocation a un gros avantage : elle peut répondre aux exigences en matière de qualification « cash & cash equivalent ». Autrement dit, elle peut être comptablement considérée comme de la trésorerie disponible et venir, par exemple, en déduction de la dette brute pour calculer la dette nette (le traitement effectif dépendra évidemment de l’approbation de vos commissaires aux comptes).

Pour quel rendement ? Dans l’ensemble, cette allocation rapporte peu. Le fonds en euros a un rendement légèrement positif, les fonds monétaires légèrement négatif ou nul. En période de taux négatifs, la rémunération de l’ensemble sera probablement comprise entre 0 et 1%.

Elle permet d’éviter l’application de taux négatifs sur un compte courant, mais pas de rémunérer efficacement le capital !

2. Une allocation orienté « rendement » qui mixe fonds en euros et immobilier

50 % fonds en euros + 50 % OPCI, SCPI ou SCI

Cette allocation tournée vers le rendement séduira les investisseurs à la recherche de revenus réguliers. Elle utilise la pierre-papier comme actif de rendement puisque les obligations ne rémunèrent plus.

Avec des hypothèses de rémunération de 1 % pour le fonds en euros et de 4,5 % pour les SCPI, elle aurait rapporté entre 2 % et 2,5 % en 2019 (hors frais de gestion du contrat de capitalisation).

Rappelons que la rémunération des fonds en euros est versée une fois par an, au début d’année au titre de l’année écoulée, tandis que la rémunération des SCPI est versée en général trimestriellement. Dans un contrat de capitalisation, les loyers des SCPI sont traditionnellement reversés sur le fonds en euros.

3. Une allocation taillée « sur-mesure » en fonction d’une perte maximale acceptable

50 % fonds en euros + 50 % produit structuré

Cette troisième allocation utilise des produits structurés. Ce ne sont pas une classe d’actif homogène : leur couple rendement/risque dépend de la formule qui dicte leur comportement.

Notre recommandation est de chercher un produit dont la rémunération est inversement corrélée à vos expositions financières naturelles : nous avons exposé cette stratégie dans un précédent article. Elle revient par exemple à choisir un produit qui offre une bonne performance lorsque les taux sont bas en contrepartie d’une performance amoindrie s’ils remontent.

D’autres pistes sont possibles : les assureurs, conscients que les investisseurs ont toujours des besoins de sécurité, vont continuer d’innover en 2020.

Nous commercialisons par exemple un produit indexé sur un fonds diversifié qui garantit quotidiennement 90 % de la plus haute valeur atteinte. Il permet ainsi de s’exposer aux marchés financiers tout en protégeant une grande partie du capital.

Couplez avec le fonds en euros et vous obtenez une allocation disposant d’un potentiel de performance supérieur aux produits sans risque, certes non garantie à 100%, mais très sécuritaire.

Quelques conseils de plus…

Nous avons présenté une répartition 50/50 dans tous ces exemples. La proportion est bien sûr à adapter selon les contraintes de souscription de votre assureur et vos priorités en matière de rendement et de risque.

Pour choisir un contrat de capitalisation, prenez en compte :

  • la rémunération du fonds euros, l’historique de performance et les réserves de l’assureur
  • la diversité et la qualités des supports en unités de compte
  • les options de gestion disponibles (stop-loss par exemple)
  • le niveau des frais

Enfin, au-delà d’un certain montant, il est possible d’obtenir des services « sur-mesure » telles que le référencement de nouvelles unités de compte ou la création de produits structurés selon des critères que vous aurez définis.

Tout se négocie… mais inutile de faire le tour du marché, Pandat l’a fait pour vous !

En savoir plus sur les contrats de capitalisation

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