[Wiki] Placez votre trésorerie comme un fonds de pension !

trésorerie comme un fonds de pension

Quel est le point commun entre les fonds de pension, les fondations des grandes universités américaines (Harvard, Yale, Princeton…) et les assureurs… ?

La réponse : leur horizon de placement très long.

Cet horizon, qui dépasse parfois l’échelle d’une génération, leur permet d’aller chercher des rendements élevés grâce à un portefeuille investi sur plusieurs classes d’actifs.

Holding patrimoniale, fondation ou association disposant d’une trésorerie longue : si votre horizon de placement et votre gouvernance le permettent, vous pouvez leur emboîter le pas et vous aussi améliorer le rendement de vos actifs !

Le portefeuille d’un fonds de pension : l’importance de la diversification

Chaque institution fixe ses propres règles, mais il existe tout de même des passages obligés : la diversification par exemple.

Un portefeuille diversifié se compose en général d’obligations, d’actions, d’immobilier et d’un peu de liquidités, le tout dans des proportions variables.

Diversifier ses investissements, c’est choisir des placements qui n’évoluent pas tous dans le même sens au même moment. Vous devez rechercher une corrélation négative entre les placements afin de réduire les fluctuations de l’ensemble du portefeuille.

Par exemple, une poursuite des taux très bas serait positive pour les actions et l’immobilier, mais défavorable pour les obligations. C’est un bon exemple de diversification.

En pratique : commencez par cloisonner votre trésorerie longue

Au préalable, il est absolument indispensable de définir précisément quelle poche de votre trésorerie sera immobilisable à long terme.

Seul le cloisonnement strict de cette trésorerie permettra de supporter les fluctuations de marché au fil du temps. Ce n’est pas qu’un sujet financier : c’est aussi un sujet de charte de trésorerie, de limites de risque et de gouvernance.

Comment répliquer le portefeuille d’un fonds de pension

Maintenant que les fondations sont là, entrons dans le concret !

Votre portefeuille sera réparti en plusieurs poches :

Une poche obligataire pour assurer la sécurité

Pour cette poche, utilisez le fonds en euros du contrat de capitalisation si vous y êtes éligible. Ce produit, au capital garanti par un assureur, apporte un rendement régulier lié principalement au marché obligataire.

Une poche immobilière pour générer des revenus

Nul besoin d’acheter un immeuble pour investir dans la pierre. Les SCPI et OPCI, dits « pierre-papier », vous permettront d’acheter de l’immobilier locatif tertiaire (bureaux, commerces) aussi facilement qu’un placement financier, et d’encaisser des loyers sans aucun souci de gestion.

Une poche actions pour rechercher la performance

Pour viser une performance potentielle importante à long terme, vous devez investir en actions. Plutôt que de réaliser vous-même la sélection de titres, optez pour des OPCVM dans votre contrat de capitalisation.

Vous ferez d’une pierre deux coups, car les assureurs-vie demandent souvent de ventiler les versements entre fonds en euros et autres placements (dits « unités de compte »).

Une poche de monétaire pour stocker temporairement les liquidités

Théoriquement, vous n’avez pas besoin de liquidités dans ce portefeuille à horizon long. Cependant, vous pouvez vous retrouver avec quelques disponibilités issues par exemple de loyers versés par les SCPI.

Les comptes à terme et comptes rémunérés vous permettront de rémunérer ces liquidités. Le taux est modique mais compétitif compte tenu de la disponibilité et de la garantie en capital.

Quelle proportion entre les différentes classes d’actifs ?

La proportion entre fonds en euros (au capital garanti) et actifs risqués sera le principal déterminant du rendement potentiel et du risque du portefeuille.

La répartition dite « 60/40 » est un grand classique : 60 % sécurisés et 40 % sur des actifs à risque.

Ces 40% peuvent être par exemple répartis en 25% d’immobilier et 15% d’actions pour un profil assez conservateur.

Quel rendement-cible à long terme ?

Nous ne sommes pas devins, mais nous pouvons faire des hypothèses raisonnables. Nous partons du principe que l’horizon est de 8 ans, avec des hypothèses d’inflation proches de 2 % et des rendements des actions proches de leur historique sur de très longues périodes.

Dans ce contexte, et sans pour autant présager des performances futures, voici des exemples de rendements-cibles qui nous semblent raisonnables :

Rendement-cible du fonds en euros : 2 %

En 2018, le taux moyen du fonds en euros devrait rester proche de 1,8% avant de marquer une lente remontée. Nous utilisons un taux moyen de 2% à un horizon 8 ans.

Rendement-cible de la pierre-papier : 4,5 %

Les SCPI ont rapporté en moyenne 4,6% en 2017. Ce rendement intègre à la fois les loyers versés et la progression de valeur des actifs fonciers. Les loyers pourraient remonter avec la reprise de l’inflation, mais la hausse des taux limitera alors le potentiel de revalorisation du prix de la part. Nous optons pour la stabilité du rendement.

Rendement-cible des actions : 7 %

Nous avons utilisé la progression historique de cette classe d’actifs sur de très longues périodes. De tous les chiffres utilisés dans cette simulation, c’est le plus incertain.

Pour les investisseurs préférant un profil de risque différent, des produits structurés de type Autocall indexés sur indice boursier peuvent apporter une performance potentielle plus prévisible et une protection partielle (mais conditionnelle) du capital.

Quel rendement cible pour un portefeuille 60/40 ?

Produit Proportion Rendement-cible
Fonds en euros 60% 2%
Pierre-papier 25% 4,5%
Actions 15% 7%
Portefeuille global Entre 3% et 3,5%

Rendement-cible global : entre 3,0% et 3,5% par an

Ce portefeuille présente un profil équilibré, conciliant préservation du capital (60% du capital est garanti par l’assureur) et potentiel de rendement.

Son rendement potentiel et son niveau de risque peuvent être modulés en augmentant ou diminuant la part d’actions et de SCPI.

Quelques conseils de plus

Cette répartition n’est pas adaptée à une trésorerie d’entreprise, cette dernière devant rester liquide et disponible à tout moment.

En revanche, elle peut convenir aux fondations, holdings privées, mutuelles, ou à une entreprise qui souhaite placer une partie de sa trésorerie sur le long terme.

Pour mettre en place un tel portefeuille, contactez Pandat !

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Post Author: Nicolas